Vieillissement de le peau

Article publié sur Santé Magazine par Elena Bizzotto, le 08.07.2015.

« Si le temps semble ne pas passer pour certaines personnes, d’autres peuvent prendre trois années en un an. Ce sont les résultats d’une étude américaine menée pour mieux comprendre nos différentes façons de vieillir.

On sort à peine de la phase acnéique de l’adolescence qu’il faut tout de suite s’occuper des premières rides. Car d’après une étude publiée par la revue américaine PNAS, les signes de vieillissement seraient visibles dès l’âge de 26 ans. C’est une équipe internationale qui s’est penchée sur la question, analysant les données de 954 personnes nées en Nouvelle-Zélande en 1972 et 1973.

Les participants à l’étude ont passé des tests visant à déterminer l’état de leurs reins, foie, poumons, dents, système cardiovasculaire, métabolisme et système immunitaire à l’âge de 26, 32 et 38 ans. Au total, 18 mesures biologiques ont été prises en compte pour déterminer leur état de santé et de vieillissement. Résultat : les volontaires avaient beau avoir tous le même âge (38 ans), certains semblaient avoir la trentaine, d’autres la soixantaine. Des variations qui ont été observées particulièrement au niveau des yeux, des cheveux et des articulations, expliquent les chercheurs.

Offrir des années plus actives

Les personnes qui vieillissent plus rapidement peuvent prendre jusqu’à trois années biologiques en un an. Et les premiers signes sont visibles dès leur 26e anniversaire. Une réalité qui se ressent également lors des tests d’équilibre, de coordination et de résolution de problèmes. Tandis que le temps semble n’avoir aucun effet sur d’autres personnes.

Si cette étude n’explique pas les raisons et les mécanismes de cette injustice génétique, elle « donne l’espoir que la médecine pourrait être capable de ralentir le vieillissement et offrir aux gens des années plus actives », d’après l’auteur principal de ces travaux, Terrie Moffitt. L’équipe espère également pouvoir poursuivre ces recherches pour lutter les effets secondaires du vieillissement, à savoir l’augmentation des risques de certaines maladies. »