Cerveau et muscles communiquent - Photo : © Thinkstock

Article publié sur Top Santé par Ysabelle Silly, le 27 septembre 2015.

« Une nouvelle étude montre que le cerveau et les muscles des sportifs interagissent différemment selon le sport pratiqué. Les coureurs prendraient moins de temps pour activer leurs muscles et seraient moins fatigués que les haltérophiles.

Qui l’eût cru : le cerveau peut parler aux muscles ! C’est en tout cas ce que révèle cette étude américaine publiée dans la revue Journal of Sports Sciences et Muscle & Nerve.

L’équipe de recherche de l’université du Kansas (Etats-Unis) s’est penchée sur ce phénomène et a recruté 15 participants en bonne santé physique pour le prouver : cinq coureurs de fond, cinq haltérophiles et cinq personnes sédentaires.

Les coureurs pratiquaient leur activité depuis au moins trois ans, avec à leur actif une moyenne de 98 km par semaine alors que les haltérophiles faisaient de la musculation entre 4 et 8 heures par semaine depuis quatre ans. Les participants sédentaires n’avaient quant à eux pas pratiqué de sport régulier depuis au moins trois ans avant le début de l’enquête.

Une communication différente entre cerveau et muscle selon le sport pratiqué

L’étude s’est penchée plus précisément sur la manière dont les athlètes communiquent avec leurs muscles quadriceps, situés dans les cuisses.

Deux types de capteurs électrodes permettant de visualiser l’activité musculaire étaient attachés aux cuisses des participants. Ceux-ci avaient pour instruction d’étendre leurs jambes à partir d’une position assise pendant que l’équipe mesurait les contractions et la force exercée grâce aux données fournies par les électrodes.

Résultats : une différence dans le taux de fibres musculaires qui se sont éveillées indique que la communication entre cerveau et muscle est différente selon le type de sport pratiqué par le participant.

Les haltérophiles se fatigueraient plus vite que les coureurs

Par exemple, les athlètes d’endurance sont capables de chauffer leurs muscles quadriceps plus vite que les haltérophiles ou le groupe de sédentaires. « Cette information suggère que les haltérophiles et les sédentaires étaient plus susceptibles de se fatiguer plus tôt », commente Tren Herda, co-auteur de l’étude.

En effet, dans leurs tests, les haltérophiles ont tous été capables de se tenir en position de squat en portant deux fois leur masse corporelle, toutefois, aucun d’entre eux ne pratiquaient de sport faisant fonctionner activement leurs jambes comme le cyclisme, la natation ou la course à pied.

L’étude démontrerait ainsi que nous nous adaptons plus naturellement aux activités physiques du genre cardio qu’à la musculation. »