Les conséquences d'une nuit blanche sur l'organisme - Photo : © KatarzynaBialasiewicz

Article publié sur Top Santé par Constance Maria, le 28 juillet 2015.

« Les gènes qui contrôlent les horloges biologiques dans toutes les cellules du corps sont modifiés après une seule nuit sans sommeil, comme le révèle une étude suédoise.

Une seule nuit sans sommeil et vos gènes s’endorment ! Les chercheurs suédois de l’Université d’Uppsala et l’Institut Karolinska ont réalisé une étude sur les effets néfastes du manque de sommeil et le dérèglement de l’horloge biologique. Résultats : les gènes qui contrôlent la fameuse horloge biologique sont modifiés après une seule nuit blanche.

L’étude a porté sur 15 hommes, de poids normal et en bonne santé, qui sont venus à deux reprises en laboratoire pour un séjour de 2 jours et  2 nuits. Au cours de la seconde nuit, ils ont pu soit dormir 8h ou plus, soit rester éveillés. L’éclairage, l’alimentation et l’activité ont été contrôlés pendant cette période.

Après la deuxième nuit, des prélèvements ont été faits sur les participants, d’une part dans la graisse superficielle près de l’estomac, d’autre part dans le muscle de la cuisse. Ces tissus permettent d’évaluer la régulation du métabolisme et de contrôler le niveau de sucre dans le sang. Des échantillons de sang, avant et après la nuit blanche, ont aussi été récoltés.

Un impact sur l’horloge biologique et la santé

Après une nuit sans sommeil, la régulation et l’activité des gènes de l’horloge biologiques se sont modifiées. Les chercheurs parlent de modifications épigénétiques. Ils ont confirmé des modifications chimiques par un processus appelé méthylation.

Les prélèvements effectués ont révélé des effets différents dans le tissu adipeux et le muscle squelettique. Il y aurait donc une désynchronisation des deux types de tissus. Cette dernière peut expliquer les effets métaboliques. Le concept de mémoire métabolique ainsi mis au jour, fait pencher les chercheurs sur la thèse d’un effet durable de ce processus. Cette étude permet de mieux comprendre les résultats de précédentes recherches sur le manque de sommeil et le dérèglement de l’horloge biologique. Ces travaux ont établi notamment un risque accru d’obésité et de diabète de type 2.  »