Dépression et burn-out des salariés - Photo : AFP/Joel Saget

Article publié sur Le Parisien par l’AFP, le 22 Octobre 2015.

« Un salarié sur quatre dit avoir déjà subi un problème psychologique grave ou du harcèlement moral au cours de sa carrière et plus de 40% constatent une dégradation du climat social au travail depuis un an, selon un baromètre du Cegos publié jeudi.
L’organisme de formation professionnelle a interrogé en juillet et août 1.204 personnes, selon la méthode des quotas: 750 salariés, 307 managers et 147 responsables des ressources humaines d’entreprises privées de plus de 100 salariés.
Depuis un an, 42% des salariés et 50% des managers ont constaté une dégradation du climat social dans leur entreprise, contre 34% des directeurs et responsables des ressources humaines, selon le baromètre 2015 du climat social et de la qualité de vie au travail.
Cependant, un micro-climat « satisfaisant » règne dans les équipes et entre collègues pour 76% des salariés. De même, 69% apprécient leur environnement professionnel (bureau, bruit, conditions de travail…) et 67% les relations humaines au sein de l’entreprise.
Six salariés sur dix et huit managers sur dix perçoivent aussi le travail comme une « source d’épanouissement personnel » avant d’être une « source de contraintes ».
Mais tout n’est pas rose. Le stress continue d’être omniprésent au travail pour 61% des personnes interrogées (56% des salariés, 73% des managers).
Plus alarmant, 78% (83% des salariés, 66% des managers) estiment que ce stress régulier a un impact négatif sur leur santé.
D’ailleurs, un quart de la population interrogée dit avoir subi au cours de sa carrière un problème psychologique grave de type dépression ou burn-out (épuisement professionnel). Une même proportion dit avoir été victime de harcèlement moral.
Face à cette situation, « 60% des DRH déclarent avoir mis en oeuvre des actions de prévention des risques psycho-sociaux et 50% d’amélioration de la qualité de vie au travail. Mais seulement 16% d’entre eux ont signé un accord d’entreprise sur la question », commente Virginie Loye du Cegos.
Le numérique entraîne aussi une porosité croissante entre travail et vie personnelle: 50% des responsables des ressources humaines y voient un impact négatif sur l’équilibre vie professionnelle/vie privée et 45% sur la charge de travail.
Quant à l’égalité professionnelle hommes/femmes, elle n’est toujours pas au rendez-vous en matière de rémunération pour 40% des salariés et 50% des femmes. »