Le stress au travail pourrait réduire votre espérance de vie de 33 ans | Compassionate Eye Foundation/Hiep Vu via Getty Images

Article publié sur Doctissimo par AFP/Relaxnews, le 23 novembre 2015.

« Si plusieurs études scientifiques se sont déjà intéressées à la réponse individuelle donnée au stress, ces chercheurs de l’université d’État de Caroline du Nord (États-Unis) ont cherché à coupler événements stressants majeurs et stress chronique de la vie quotidienne.

Ils ont donc soumis 43 adultes âgés de 60 à 96 ans à un questionnaire à remplir de façon quotidienne durant 8 jours consécutifs.

Chaque participant devait indiquer au début de cette enquête s’il avait vécu, dans les années précédentes, un événement particulièrement stressant. Les questionnaires portaient sur le stress vécu chaque jour.

Afin d’évaluer l’état de bien-être ressenti par les volontaires, les chercheurs leur ont également analysé plusieurs indicateurs au travers de 3 questions posées aux seniors. Ils leur ont en effet demandé l’âge qu’ils avaient l’impression d’avoir (âge ressenti), l’âge qu’ils auraient aimé avoir (âge idéal), ainsi que l’âge qu’on leur donnerait (âge d’apparence).

L’équipe a constaté que la réponse quotidienne au stress n’était pas la même selon que les participants avaient vécu, ou non, des événements de stress majeurs au cours de leur existence.

Celles et ceux plutôt épargnés par la vie disaient ressentir considérablement les effets de l’âge lors des jours plus stressants que d’autres.

Au contraire, les chercheurs remarquent que les volontaires de l’étude ayant dû faire face à des événements intenses en stress étaient moins susceptibles aux variations du ressenti de leur âge sur une base quotidienne.

Lors des « bons jours », tous les participants ressentaient d’une façon générale l’impression d’avoir 10 ans de moins.

Mais la différence était notable lors de situations quotidiennes plus éprouvantes. En effet, les seniors jadis affectés par des événements majeurs ont rapporté dans le questionnaire qu’il leur semblait avoir 20 ans de moins, tandis que les seniors non soumis à un gros stress antérieur disaient ressentir leur âge réel (âge objectif).

« Notre étude souligne qu’il n’y a pas de date de péremption sur l’impact du changement de vie dû à des événements stressants« , explique Shevaun Neupert, coauteur de cet article.

« Elle nous dit aussi que de nombreuses personnes survivent à ces facteurs de stress majeurs et en ressortent plus résistantes et moins facilement affectées par le stress chronique quotidien« .

Cette étude a été publiée dans la revue The Journals of Gerontology du 18 novembre 2015. »